Voyages immobiles

Raconter une histoire en faisant intervenir l'imaginaire de chacun ...

 

Exposition « Voyages immobiles » Gilles Appert du 1er juillet au 4 octobre 2020

 

Usine Utopik

Route de Pont Farcy

50420 Tessy Bocage

02 33 06 01 67

 

 

Je vous encourage vivement à vous rendre à Tessy Bocage pour découvrir l’exposition « Voyages Immobiles » car en plus d’être un ami, Gilles Appert est aussi un artiste très talentueux. C’est aussi l’occasion de profiter des belles journées d’été pour découvrir l‘Usine Utopik et son environnement.

 

Quelques mots sur Gilles

 

Gilles Appert est un sculpteur autodidacte né à Argentan dans l’Orne en 1957, il vit et travaille à Moulins sur Orne. Ses premières activités artistiques furent le dessin et la peinture, menées parallèlement à son métier d’électrotechnicien dans une grande entreprise nationale.

Sa formation s’est faîte d’observations, de rencontres notamment avec le sculpteur plasticien Xavier Gonzalez. Très vite, il s’est intéressé aux volumes qu’ils soient en bois, en marbre, en métal ou autres … Assistant successivement  Xavier Gonzalez en 2007 et 2008, Ali Al Mahmeed de Bahrein en 2009 et Chui Tai-Yang de Taiwan en 2013  au Symposium de sculpture sur pierre de Cerisy la Forêt, il approfondit sa connaissance sur le travail du marbre.

 

 

Quelques questions à l'artiste

 

Peux-tu nous parler de ta démarche artistique ? Pourquoi la sculpture ?

Sculpter c’est se concentrer physiquement et intellectuellement sur la matière et le matériau à transformer, qu’il soit en métal, en pierre, en bois … C’est une sorte d’évasion, de voyage intérieur.

Mon inspiration est essentiellement liée à la nature (végétal, minéral) dans laquelle je puise des formes. J’essaie en utilisant des empreintes, des déformations,des pleins,des vides, de donner un rythme et une vie à l’œuvre.

 

Quel rôle attribues-tu à l’œuvre ?

Elle tend à évoquer une émotion, raconter une histoire tout en faisant intervenir l’imaginaire de chacun.

 

Pourquoi ce titre  « Voyages immobiles » ?

Ces deux mots en contradiction dans leurs définitions sont significatifs de l’état dans lequel je suis lors de mon travail sur un dessin ou un autre sujet.

Je suis passé de la feuille d’acier à la feuille de papier pour continuer à créer parce que c’est vital pour moi. Avec cette nouvelle matière, l’énergie créative ne diffère que dans la puissance physique.

Je voulais retrouver comme dans les sculptures la complicité de la lumière, alors les bas reliefs ont été une évidence, une continuité de mon travail.

Le choix du blanc pour une partie de mes œuvres s’est imposé comme symbole du manque, de l’absence, une page planche, une voix sans timbre, mais il m’apporte aussi la sérénité.

L’utilisation du point ou du trait et leur répétition apparemment identique dans mes dessins à l’encre m’incite à ralentir les gestes, le mouvement et en quelque sorte le temps.

 

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Par Maryline Bart, le .

Crédits

Gilles Appert

Bastringue Général